Les bases

Les produits ultra-transformés, quésaco ?

Depuis 2 ans, j’ai fait le choix de me mettre à la diète ! Mais pas n’importe quelle diète, une diète médiatique ! C’est à dire que je n’écoute plus la radio, ne regarde plus la télévision et ne lis plus les journaux. Pourquoi ? Parce que je trouve que l’information transmise par les médias est constamment négative et déprimante. Je fais donc le choix de choisir ce que j’écoute en utilisant une application qui me permet d’écouter des podcasts sur des sujets qui m’intéressent. Vous vous doutez bien qu’ils tournent beaucoup autour de la nutrition !!! Et cette semaine, dans 2 podcasts différents, la même personne était interviewée : Anthony Fardet. Il a écrit un livre qui s’intitule : “Halte aux aliments ultra-transformés, mangeons vrai !”

De formation ingénieur en agro-alimentaire de l’AgroParisTech et docteur en Nutrition Humaine de l’Université d’Aix-Marseille, il est chercheur en alimentation préventive et holistique. Dans son livre, il nous livre les conclusions de ses recherchent et explique comment l’alimentation déstructurée est en lien avec la croissance des maladies dites de civilisation tel que le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaires et le cancer.

Comment expliquer que depuis les années 80, malgré les progrès de la médecine, il y a de plus en plus de maladies chroniques et que l’espérance de vie en bonne santé stagne, voire diminue. Elle est aujourd’hui de 63 ans en France ! 

Pourquoi cela a-t-il démarré dans les années 80 ?

Parce que ces années, correspondent à la 4ème transition nutritionnelle de l’histoire. La première, c’est la découverte du feu qui permet à l’homme de cuire ses aliments. La deuxième a eu lieu, il y a environ 12000 ans, quand l’homme est devenu agriculteur-éleveur. Il a alors commencé à consommer plus de céréales, de produits laitiers et de viandes d’élevage. La troisième transition est celle des premiers aliments industriels apparus au cours du XVIIIème siècle avec l’apparition des conserves. La dernière transition des années 80 est responsable du passage des aliments industriels aux aliments ultra-transformés. Ces aliments contiennent de plus en plus d’ingrédients et/ou d’additifs artificiels. Et c’est là qu’est le problème. 

Comme l’explique Anthony Fardet sur son site, la recherche d’aliments au coût toujours plus bas, à mener à la production d’aliments artificiels. D’autre part, la sécurité sanitaire nécessaire des aliments a mené à produire des aliments sains au détriment de la qualité nutritionnelle. Les maladies chroniques ont donc remplacé les maladies infectieuses. 

Mais qu’est ce qu’un aliment ultra-transformés ?

Voici la définition scientifique : 

« l’ajout d’ingrédients et/ou additifs cosmétiques à usage principalement industriel – et ayant subi un procédé de transformation excessif – pour imiter, exacerber ou restaurer des propriétés sensorielles (arômes, texture, goût et couleur). Il peut aussi s’agir d’un procédé industriel très drastique et pénalisant appliqué directement à l’aliment comme la cuisson-extrusion ou le soufflage ».

Autrement dit, on ajoute des substances qui permettent de modifier le goût, la texture, l’odeur et l’aspect d’un aliment. Elles servent également à diminuer les coûts de fabrication en remplaçant des “vrais” aliments. 

Quel est l’objectif de transformer les aliments ? 

En procédant ainsi, on favorise le plaisir. On augmente l’attrait des aliments car les achats se font d’abord par les sensations procurées, quelles soient visuelles, gustatives… Le côté santé ne se ressent que sur le long terme. En accentuant le plaisir procuré, on mange plus car le plaisir prend le dessus sur la satiété et on a envie de le racheter. Plus vous êtes habitué jeune, plus il est difficile de revenir à de vrais aliments car ils paraissent fades. 

Dans les grandes surfaces, ils représentent 50% de tous les aliments et environ 70% des aliments étiquetés-emballés. Même en bio, ils sont présents. Ils peuvent constituer jusqu’à 26% d’un caddie. Un produit vendu comme “sain” peut être ultra-transformé.

Comment s’y retrouver ? 

Il existe 2 classifications différentes ; la première s’appelle Nova, elle est une référence en matière de transformation des aliments, mais a été conçue pour les études. La deuxième fournit un outil simple pour les consommateurs. 

Ce score permet de choisir les aliments les plus simples, les moins transformés. Les critères d’évaluation sont basés sur le degré de transformation, l’évaluation des risques et le seuils nutritionnels. Je vous invite à consulter cette page qui explique l’indice Siga si vous souhaitez des détails. 

Voici quelques conseils simples pour identifier les produits ultra-transformés.

Regardez la liste d’ingrédients et si les critères suivants sont présents, passez votre chemin : 

  • les ingrédients ne peuvent pas être acheter ou trouver facilement à la maison ; ils sont réservés à l’usage industriel.
  • les noms des ingrédients sont difficiles à retenir. exemple : dextrose, polyols, citrates de sodium, triphosphates, caséine….
  • il y a de nombreux additifs. 

Quelques conseils du site Siga : 

Consommer maximum 2 aliments ultra-transformés par jour pour un adulte

Acheter des aliments crus et les cuisiner soi-même

Suivre la règle des 3V : 

  • manger principalement Végétal (85% de végétal et 15% d’animal)
  • manger Vrai : moins transformés 
  • manger Varié : local, de saison et bio. 

L’application scan up siga vous permet de scanner les produits et d’avoir la classification selon les critères siga, de découvrir les produits qui ont la médaille d’or, des recettes et de faire vos courses. Les livraisons ne se font que dans les magasins franprix pour l’instant. 

Voilà une première approche sur les aliments ultra-transformés. Je vais lire le livre et réajusterai cet article pour qu’il soit encore plus complet ! 

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