Les bases

Le danger des régimes amaigrissants

Il fallait que je vous en parle ! Je trouve ça tellement injuste que des personnes mettent leur santé en danger par manque d’information. Je vous ai donc fait un article que j’espère clair et compréhensible. Partagez le, l’information doit circuler !

Un rapport de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) met en évidence les risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement. Ce rapport date du mois de novembre 2010, il a été réalisé par un groupe de travail composé de scientifiques et d’experts en nutrition. Cette expertise , validée par le comité d’expert spécialisé “nutrition humaine” de l’Anses, montre que les régimes amaigrissants sont néfastes pour la santé.

Les 15 régimes étudiés sont : Régime du Dr Atkins, Régime Californien du Dr Guttersen, Régime “Citron détox”, Régime de la Chrononutrition du Dr Delabos, Régime du Dr Cohen, Régime du Dr Dukan, Régime du Dr Fricker, Régime Mayo, Régime Miami du Dr Agatston, Régime Montignac, Régime du Dr Ornish, Régime Scarsdale du Dr Tarnower, Régime de la Soupe au chou, Régime Weight Watchers et Régime Zone de M. Sears.

Les dangers des régimes 1

Voici les chiffres de cette étude :

  • Pour plus de 80 % des régimes étudiés par l’Anses, l’apport en protéines est
    supérieur à l’apport nutritionnel conseillé (ANC). Pour certains d’entre eux,
    les apports sont même deux à trois fois supérieurs aux ANC.
     
  • Plus de 50 % des régimes étudiés présentent des apports en lipides
    supérieurs à l’ANC et 40 % sont en dessous.
  • 74 % des régimes testés
    proposent des apports en fibres inférieurs à l’ANC, parfois près de dix fois
    moindres.
  • Seulement 26 % des régimes testés respectent les recommandations d’apport
    en fibres.
     
  • Pour 58 % des régimes testés, les apports en sodium sont supérieurs à la
    limite recommandée par l’OMS.
     
  • Dans 77 % des cas, les apports en vitamine D sont inférieurs au besoin
    nutritionnel moyen (BNM), et les apports en vitamine E insuffisants dans 32 %
    des phases de régime.
  • 71 % des régimes ne couvrent pas les besoins en fer ce qui entraîne un risque d’anémie et de dépression
  • 23 % ne couvrent pas les besoins en calcium
  • 26 % des régimes testés ne couvrent pas le besoin nutritionnel moyen en vitamine C.
  • 77 % ne couvrent pas les besoins en magnésium
  • les régimes hyper protéinés  entraînent une diminution de la masse osseuse avec risques de fracture et favorise l’insuffisance rénale et les calculs.
  • Dans les régimes les plus stricts, on retrouve un risque accru d’AVC
  • La plupart d’entre eux, perturbent le système immunitaire et augmentent le risque d’infertilité.

Ces régimes, plébiscités par la presse auprès du grand public, sont pratiqués sans recommandation et sans suivi d’un spécialiste. Or ils sont à l’origine d’effets dangereux pour le fonctionnement du corps sur les os, le cœur et les reins et peuvent engendrer des perturbations psychologiques comme les troubles du comportement alimentaire.

Les données scientifiques montrent que ces pratiques peuvent provoquer des modifications profondes du métabolisme énergétique du corps et ainsi entraîner un cercle vicieux d’une reprise de poids. Celle ci peut s’avérer plus sévère à plus ou moins long terme. Conséquence majeure et récurrente des privations et exclusions alimentaires : la reprise de poids, voire le surpoids.

En effet, lors des régimes restrictifs, le cerveau enregistre un manque d’apport nutritionnel ce qui engendre une sensation de faim. Des expériences ont montré que le cerveau humain n’est pas adapté à la restriction. Au début, il est facile de résister mais à long terme, cela devient de plus en plus difficile et c’est le craquage. Résultat : reprise des kilos perdus voir plus ! C’est pour cela que 80% des personnes qui font un régime reprennent du poids.

On est tous programmé pour faire un certain poids, on ne le choisit pas. Ce poids d’équilibre peut se dérégler à cause des variations de poids consécutives aux différents régimes. On ne fait pas ce que l’on veut de son poids !

Les dangers des régimes 2

Pourquoi reprend-on du poids après un régime ?

Lorsque l’on suit un régime alimentaire restrictif, le corps reçoit moins d’énergie. Il va donc puiser là où il peut pour avancer, c’est à dire dans le stock de gras. Sauf que les cellules graisseuses ne disparaissent pas, elles se vident de leur contenu d’où la perte de poids. Ce que l’on ne sait pas, c’est que le corps va aussi chercher de l’énergie dans les os et les muscles. Or la perte musculaire entraîne une baisse des dépenses énergétiques. Conséquences, quand on reprend une alimentation normale, le corps moins musclé brûle moins d’énergie et stocke des graisses. Ce qui aboutit à un corps plus gras et moins musclé.

Or notre organisme est formé d’un stock de cellules graisseuses indispensables. Quand on mange trop par rapport à la dépense énergétique pendant trop longtemps, les cellules graisseuses grossissent et se multiplient et l’on ne peut pas revenir en arrière. Elles ne disparaîtront plus ! Et en cas de surpoids, ces cellules sont plus nombreuses, plus grosses et malades ce qui fait qu’elles sont moins sensibles à la perte de poids.

Les muscles étant la masse active du corps, c’est grâce à eux que nous pouvons bouger. Dans le cadre des régimes, on retrouve souvent une fatigue physique importante et le moindre effort peut devenir difficile. Cela entraîne une réduction des dépenses caloriques et diminue les chances de maigrir.

L’accumulation des régimes augmente la masse graisseuse et engendre une prise de poids parfois plus importante. 

C’est ce qui amène au phénomène “yo-yo” : l’organisme passe d’une situation de privation en période de régime à une alimentation “normale”. Il diminue donc sa consommation d’énergie et brûle moins vite les calories pour protéger ses réserves de graisses.

Des carences en micronutriments peuvent également survenir, entraînant : fatigues nerveuses et physiques, problèmes de peau et de cheveux, vertiges et baisse des défenses immunitaires. Les personnes habituées aux régimes sont souvent plus malades.

Il peut également y avoir des carences en acides gras essentiels comme les Oméga 3. Ils sont nécessaires au fonctionnement et à la constitution des membranes des cellules notamment cérébrales. En cas de régimes trop restrictifs ou de mauvaise qualité nutritionnelle, on retrouve souvent des problèmes de mémoire, de concentration voire de dépression et même de soucis cardiovasculaires.

Et les produits light ? Font-ils maigrir ?

Colorful soda drinks macro shot

Et bien, j’ai le regret de vous dire que non ! Au contraire !

Les produits lights favorisent la prise de poids car il donne l’illusion à l’organisme de manger sans apporter d’énergie. On a donc faim plus vite et l’on mange de plus grande quantité.

Dans l’alimentation normale, il y a une relation directe entre gout sucré et énergie. Quand on mange un aliment non transformé sucré, il apporte de l’énergie à l’organisme.  Notre corps y est habitué, il associe gout sucré et apport d’énergie. Dans le cas des produits allégés, notre corps a le gout sucré mais pas l’énergie, résultat, nous avons plus faim et nous mangeons plus pour compenser ce manque. D’après une étude faite au Royaume Uni, après une boisson allégée, nous consommons 300 calories de plus ce qui équivaut à 2 canettes et demi de soda. Et cela est valable pour tous les édulcorants artificiels.

Je ne vais pas m’éterniser sur le sujet car il y aurait beaucoup à dire mais les industriels cherchent des solutions et nous voyons fleurir de plus en plus de produits à base de stévia. Cette plante qui a un gout naturellement sucré, a une saveur de réglisse. Celle ci dérange les industriels car elle modifie le gout de leurs produits. Et donc ! Depuis 2016, on fabrique de la stévia artificielle pour pouvoir en produire plus et surtout supprimer le gout de réglisse !

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille de regarder ce reportage d’envoyé spécial dont je me suis inspirée pour ce sujet.

Mais alors quelle est la solution ?

Il faut savoir que les quantités minimales d’énergie et de protéines recommandées pour respecter des apports corrects (en vitamines, minéraux, acides aminés…) et éviter ainsi des carences sont de 1500 kcal/j et 65 g minimum de protéines pour la femme, et à 1700 kcal/j et 75 g de protéines pour l’homme.

Je commencerai par faire la distinction entre la perte de poids voulue pour un aspect esthétique et la perte de poids nécessaire car elle peut entraîner des effets néfastes sur la santé.

Ce que je vais dire ne va peut être pas vous plaire ; mais les images que véhicule la presse ne doivent pas être une référence. D’abord parce que souvent, les photos sont retouchées et puis, ces jeunes filles font partie d’une minorité de la population. Si vous n’êtes pas en accord avec votre image corporelle peut être faut il travailler sur cette image… Je sais, ce n’est pas facile. On voudrait tous un corps parfait, surtout nous, les femmes. J’ai effectué ce chemin depuis quelques temps, j’ai appris à ne plus manger pour contrôler mon poids mais pour être en bonne santé. Et figurez vous que ça va de pair, je mange sain et je pratique une activité physique régulière pour être en bonne santé donc je régule mon poids. Je parle là, bien sûr, pour les personnes ayant un IMC normal !

Pour les autres, faites vous aider par un professionnel de santé ; surtout si votre affectif a un impact important sur votre alimentation. La nourriture peut devenir une addiction au même titre que l’alcool, la cigarette, les drogues…Plus on mange, plus on a envie de manger car la nourriture active la dopamine qui est l’hormone du plaisir.

Quelques conseils :

Manger est nécessaire à notre bonne santé. Notre alimentation doit être saine, équilibrée et variée non pas seulement pour le poids mais pour éviter les maladies diverses et vieillir sereinement.

1er conseil : Retrouver les sensations alimentaires
  • réapprendre la conscience de la satiété,
  • retrouver le plaisir de manger,
  • manger en fonction des besoins et non des compulsions paisiblement.
  • Manger quand on a faim.
  • Modifier les comportements en mangeant à table, en étant attentif à ce que l’on mange en supprimant les distractions tel que la télé.  Quand l’on est distrait, on ne fait plus attention aux signaux de satiété et l’on mange plus.
2ème conseil : évaluer les portions
  • Un moyen simple est de placer l’ensemble du repas sur la table, cela permet au cerveau de mieux comprendre la quantité que l’on va manger.
  • Garder une trace de ce que l’on mange aide le cerveau à évaluer les quantités mangées.
  • Utiliser une vaisselle plus petite ; Plus les assiettes sont grands, plus on les garnis et plus on mange.
  • Bien présenté les plats incite à prendre le temps et donc à manger moins car l’on est plus vite rassasié.
  • La taille des portions : une expérience a montré que le cerveau n’est pas capable d’évaluer l’augmentation des tailles de portions, plus les paquets sont grands, plus on en mange ! Privilégiez les petits paquets.
3ème conseil : se faire plaisir
  • Manger varié, coloré
  • Ne se priver de rien
  • Des ingrédients de bonne qualité apportent du plaisir et permettent de manger moins.
  • Cuisiner, quel plaisir de manger un plat que l’on a soi-même cuisiné.
4ème conseil : Bouger

L’activité physique est primordiale. En fonction de son intensité, elle permet d’augmenter le métabolisme général. Cela entraîne des processus morphologiques et biochimiques qui bloquent la mise en réserve des graisses et les brûlent. Les triglycérides sont ainsi dégradés et ne se transforment pas en graisse. Les cellules adipeuses sont diminuées et le corps s’allège. Nos vies sont très sédentaires, marchez 3h30 par semaine par tranche de 30 minutes est le minimum. Mais le plus important est de pratiquer une activité qui vous plait !

Les dangers des régimes 4

Pour conclure, j’ai envie de faire un constat et de vous poser une question. L’obésité n’existe pas dans la nature. Nous vivons une situation inédite dans l’abondance alimentaire et notre corps n’est pas adapté pour ça. Que pourriez vous mettre en place dans votre quotidien pour faire face à cette dérive des 60 dernières années ?

Sources :

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